Le Bonheur D’habiter Dans Un Appartement Art Déco Figaro Immobilier

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Dans cette ancienne usine de tourcoing la déco fait la part belle aux éléments industriels
Un ensemble douvertures zénithales verrières toiture shed velux et un patio sont les atouts de ce logement crédits photo espaces atypiques
Une déco garantie dépoque crédits photo patrice besse
Chic et classe dans lameublement et le design de cette villa de rêve
à montreuil ce loft de 210 m² sous verrière installée dans une ancienne usine de chauffe eau est à vendre pour 11 million deuros
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Le bonheur dhabiter dans un appartement art déco les années 20 les architectes et année 20
Dans cette villa de bandol la piscine aquarium assure le spectacle
Ancien relais de chasse jacques emile ruhlmann crédits photo architecture de collection appartement
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Lumineux les lieux pourraient offrir un beau potentiel pour des habitations
Viens chez moi jhabite dans une usine
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Ici une ancienne blanchisserie de château à vendre dans la région de tours pour 200 000 euros crédits photo patrice besse
Le bonheur dhabiter dans un appartement art déco les années 20 les architectes et année 20
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Cet incroyable château Art nouveau sera finalement loué  Immobilier: l’embellie se confirme à Paris 

Quel est le point commun entre le Chrysler Building de New York, le Théâtre des Champs-Elysées avenue Montaigne à Paris, et l’hôtel de ville de Boulogne-Billancourt? Etre tous des constructions emblématiques de l’Art déco, ce courant architectural phare des années 20 et 30, porté par des architectes tels l’Américain William Van Alen (élève aux Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Victor Laloux) et les Français Auguste Perret ou Tony Garnier, auteurs respectifs de ces bâtiments. Ou encore, pour ne citer que les plus connus, par Robert Mallet-Stevens et même Le Corbusier, qui garde quant à lui une place à part.

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Appartement Paris XVe arrondissement, Pierre Patout. Crédits photo ARCHITECTURE DE COLLECTION

Le sublime hôtel particulier de Pierre Patout, ami de Ruhlmann, dans le fameux immeuble «paquebot» près de la place Balard dans le XVe arrondissement, a certes dépassé le million d’euros, mais il offre une surface de 154 m2 Carrez (165 m2 habitables) sur deux niveaux. Au nord du XIVe arrondissement, se dresse sur cour le seul immeuble de rapport construit dans Paris en 1929 par l’architecte Robert Mallet-Stevens. L’ancien atelier de la peintre polonaise Tamara de Lempicka, un duplex de 152 m2, est actuellement en vente 2,4 millions d’euros, avec vue sur les jardins du couvent des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny. Ses atouts? Ses volumes, avec une hauteur de 6 mètres sous plafond, de larges baies vitrées orientées nord, pour la stabilité de la lumière, et tous ses détails uniques, telles ces verrières coulissantes de Louis Barillet, patchwork graphique de verres industriels qui sépare la petite chambre en surplomb du séjour cathédrale.

« La signature Art déco offre un bonus quant à la valorisation des biens » Delphine Aboulker, directrice associée de l’agence Architecture de collection

Dans le XVIe arrondissement, les immeubles Walter offrent des volumes et une luminosité exceptionnels. Crédits photo Artedia/Leemage

«Il faut parfois faire appel à des entreprises spécialisées pour restaurer certains éléments», rappelle Delphine Aboulker. Globalement, «ces constructions ont été très bien entretenues, rénovées avec goût, même dans les parties communes, et le niveau des charges n’est guère plus élevé que pour des immeubles haussmanniens», indique Bérénice Miliotis. Avis aux amateurs…

Avec ses arêtes saillantes, ses lignes géométriques et ses formes cubiques, l’Art déco tranche avec l’Art nouveau en vogue à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle et riche en motifs de couleur et en volutes d’inspiration végétale. L’Art déco, qui tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925 à Paris, affiche une rigueur et une symétrie plus classiques. Reconnaissable au premier coup d’œil, sa signature épurée se retrouve aussi dans bon nombre d’habitations.

Tous les biens Art déco ne tutoient évidemment pas ces sommets.

Ces biens sont aujourd’hui prisés. «Avant, ils étaient recherchés par un public pointu, féru d’architecture, ou par des investisseurs, constate Delphine Aboulker, directrice associée de l’agence Architecture de collection. Aujourd’hui, le profil des acheteurs est plus large, ils sont désormais plus sensibles à la décoration, au lifestyle, et donc à l’architecture.» Son agence, qui s’est positionnée dès l’origine sur la vente de biens d’architecture d’avant-garde des XXe et XXIe siècles, fête cette année ses 10 ans et accompagne des acheteurs exigeants. «La signature Art déco offre un bonus quant à la valorisation des biens, confirme Bérénice Miliotis, directrice de l’agence Victor Hugo Immobilier. Même s’il s’agit d’y loger sa famille, les acquéreurs ont aussi en tête une véritable acquisition patrimoniale.»

Selon les types de biens, la signature d’un architecte «peut offrir une surcote pouvant aller jusqu’à 15 %, avance Delphine Aboulker. Les écarts de prix s’étant resserrés entre les gammes de logements, à montant équivalent, mieux vaut investir dans un immeuble signé pour capitaliser sur une valeur sûre.»

Dans le XVIe arrondissement, l’effet Art déco permet aux appartements classiques de se situer dans la fourchette haute du marché, «autour de 10 000-10 500 €/m2, tandis que la fourchette moyenne oscille plutôt entre 9 000 et 10 000 €/m2», précise Bérénice Miliotis. Un duplex de 96 m² Carrez (100 m² habitables), avec 5,5 m2 de hauteur sous plafond, situé dans l’étonnant immeuble dit Studio Building construit en 1927 par Henri Sauvage, qui réalisa les grands magasins de la Samaritaine trois ans plus tard, a ainsi été vendu près d’un million d’euros.

Par exemple, des maisons et des hôtels particuliers en province dans les stations balnéaires ou thermales de la Belle Epoque, dans les Yvelines ou les Hauts-de-Seine – à Boulogne-Billancourt, rue Denfert-Rochereau ou rue Gambetta, construits sous la houlette du maire d’alors, André Morizet, l’arrière-grand-père de la députée LR Nathalie Kosciusko-Morizet – ; des immeubles de rapport dans le XVIe arrondissement de Paris, rue de l’Assomption, rue du Commandant-Guilbaud, rue Benjamin-Franklin, rue Raynouard ou boulevard de Beauséjour, entre autres ; des ateliers dans le XIVe arrondissement, notamment en bordure du parc Montsouris (vers les avenues Reille et de la Sibelle, villa Seurat), refuges des artistes de Montparnasse comme Picasso, Georges Braque ou Chana Orloff.

Sur la mezzanine transformée en fumoir orné de détails précieux tels que les interrupteurs d’époque ou les tablettes pour se plonger confortablement dans de beaux livres, le bar en bois et les étagères ont traversé le temps. Et les parties communes ne sont pas en reste: un escalier monumental blanc orné d’émaux de Briare noirs et aux marches recouvertes d’un tapis lui aussi pièce unique, un ascenseur à la cage en bois quasi trapézoïdale et toujours des vitraux modernes de Barillet sur toute la façade de la cage d’escalier hélicoïdale, véritable colonne vertébrale de l’immeuble.

Atelier Tamra de Lempika, un duplex de 152 m2, actuellement en vente 2,4 millions d’euros. Crédits photo : ARCHITECTURE DE COLLECTION

Certains appartements voient leur prix grimper bien au-delà. «Situés au début du boulevard Suchet, les immeubles Walter comptent parmi les plus luxueux de la capitale», s’enthousiasme Charles-Marie Jottras, président du groupe Daniel Féau & Belles Demeures de France. Leurs atouts? «Des plans modernes et rationnels, des matériaux de qualité, de magnifiques hauteurs sous plafond avec de grandes baies vitrées», poursuit-il. Alors que les immeubles voisins de bonne facture se négocient entre 9 000 € et 12 000 €/m2, dans les immeubles Walter, le mètre carré vaut entre 20 000 et 25 000 €/m2. Il y a quelques semaines, l’ancien appartement de l’animateur de télévision Arthur, un penthouse de 10 pièces sur 688 m2 doté d’un jardin suspendu de 200 m2 au dernier étage des immeubles Walter, qui avait été racheté 31 millions d’euros par Gulnara Karimova, la fille de l’ex-dictateur ouzbek Islam Karimov, a été vendu aux enchères pour 13 millions d’euros, soit 19 000 €/m2.

» Visite privée dans l’atelier Art Déco de Tamara de Lempicka à vendre pour 2,4 millions d’euros

Ancien relais de chasse Jacques Emile Ruhlmann. Crédits photo ARCHITECTURE DE COLLECTION

L’hotel de ville de Boulogne-Billancourt, 92100 Boulogne-Billancourt. Crédits photo Jean-Christophe MARMARA/LE FIGARO

Les biens signés par les architectes des années 20 et 30 sont prisés, leurs plans et leur lumière plaisent aux acquéreurs. Visite guidée.

Dans les Ardennes par exemple, un ancien relais de chasse conçu par l’ébéniste Jacques-Emile Ruhlmann en 1933, d’une superficie de 500 m2 avec 10 chambres et 6 salles de bains, niché dans un parc de 3,8 hectares, est actuellement à la vente pour 738 000 €. Pour l’anecdote, sa chaise longue dite du Maharadjah, dont les pieds sont en forme de paire de skis, a été adjugée 2,87 millions d’euros en 2011 par Christie’s!

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